Quotations
Registration Newsletter
Donate
Thank you for your support at French Writers Worldwide
Login
French Writers Worldwide
Abdelmajid Benjelloun
Abdelmalek Rochdi
Alaa al-Aswany
Alain Flayac
Alban Desire AFENE
Alexandre Depouzier
Andrei Makine
Anita Baños-Dudouit
Annie-Gardet
Arnaud Delcorte
Ask your questions
Audrey Ferraro
Bernard Leclaire
Caline Henry Martin
Caroline De Mulder
Charlie Bregman
Charline Effah
Chris Simon
Colette Fellous
Cristina fdjesus
Damien Personnaz
Daniel Leduc
Daniel Pagés
Diane Laure Okounde Simbou
Dominique Lancastre
Dorothee Leconte
Edna Merey Apinda
Elie Naleska
Elisabeth Charier
Eric Mansfield
Fabienne Vereecken
Fatou Diome
Fidji Broustet
Florian Rochat
Francine Grimard
Fulvio Caccia
Gaby Ferréol
Geneviève Francius
Ghislaine Sathoud
Guy Watine
Ian Surraville
Jacques Cauda
Jale Arditti
Jean-Fabien
jean-Jacques dupont-yokhanan
Jeanne Benameur
Jeffrey Littrell
Jibril Daho
Jocelyne Saucier
Julien Lootens
Khalid El Morabethi
Leliana Stancu
Lotis
Louise-Minster
Luc Lavoie
Luc Merandon
Marc KABA
Marcel Zang
Marie Cholette
Marie Fontaine
Marie Laberge
Marie-Christine Dehove
Mélanie Talcott
Michel des Fontanes
Monique Longy
Myriam Salomon Ponzo
Nadir Kateb
Nassim FERRADJI
Nassima Terfaya
Nathalie SOHOU
Nicolas Clément
Nina Minizen
Nourédine Zahri
Omar Tarawneh
Pablo Poblète
Pascal Marmet
Pascal Querou
Pascale Madeleine
Pascaline Alleriana
Patricia Oszvald
Patrick FORT
Patrick-Durand-Peyroles
Pie Tshibanda
Quraishiyah Durbarry
Raphael Confiant
Rémi Devay
Robert Notenboom
Romain Monnery
Sabir Kadel
Salome Mulongo
Samputho Nantarayao
Sandra djadi
Sandrine Virbel
Seddik Mahi
Serge Lapisse
Shantalh
SILVA Frédéric
Sona Reel
St Antoine de la Vuadi
Susie Morgenstern
Sylvain Bergogne
Sylvie Arnoux
Tanya Leroy
Teklal Neguib
Thierry Ledru
Thomas Galley
Verneuil Rémy
Vladimir Nicolas
Wictorien Allende
Worr Berstein
Yano Las
Yassir Mechelloukh
Thierry Ledru Profile Page
Thierry Ledru
8300
OFFLINE
6 years ago
3 years ago
3 years ago

Contact Info

Thierry Ledru
Presle
France
-
...
Là-haut

Biography

Biographie de Thierry Ledru

Je suis né en Bretagne en 1962. Je suis marié, nous avons trois adolescents, je suis instituteur depuis mes 19 ans. Je vis en Savoie.
J'ai passé un BAC littérature/philosophie et je suis tout de suite entré à l'école Normale (IUFM aujourd'hui). A l'époque je vivais en Bretagne mais j'étais passionné par l'escalade et l'alpinisme et je voulais aller vivre dans les Alpes.
Mes deux dernières années de lycée, j'ai eu la chance immense d'avoir un professeur de Français et une professeur de philosophie extraordinaires.

J'adorais lire et écrire et peu à peu ils m'ont permis d'avoir avec eux une relation privilégiée, des échanges extrêmement enrichissants, non seulement d'un point de vue cognitif mais surtout sur le plan humain.
J'écrivais des nouvelles, ils les lisaient, les critiquaient, m'encourageaient. Ils disaient tous les deux qu'un jour je serai édité.

A vingt-quatre ans, j'ai écrit un premier roman. "Vertiges". Une histoire d'alpinisme. Je l'ai envoyé à divers éditeurs parisiens. Je ne connaissais rien à ce milieu... Personne n'en a voulu.
Quelques expériences personnelles très douloureuses m'ont empêché d'écrire pendant de nombreuses années.

Et puis un très gros pépin de santé physique... Six mois d'arrêt de travail. Une période très dure psychologiquement. La fin de mes rêves d'adolescent. J'ai ressorti "Vertiges" et je l'ai recommencé. Pour tenir le coup. Avec tout ce que la vie m'avait appris.
Le premier éditeur contacté l'a accepté. "Vertiges" a eu deux prix littéraires régionaux.
Faut-il donc avoir souffert pour savoir écrire? Pour sortir de soi un écrit acceptable, faut-il donc être descendu dans les tréfonds de l'âme?

A partir de là, je me suis lancé à corps perdu (à esprit perdu) dans l'écriture. Elle m'a servi de thérapie. La vie continuait à m'asséner des coups de bélier. Je m'accrochais à mon stylo...

Un autre roman. "Noirceur des cimes".

J'ai travaillé dix mois, tous les jours, toutes les nuits, à chaque instant de liberté sur cette histoire. Une véritable addiction. J'ai envoyé le manuscrit à un éditeur qui venait de s'installer dans la région. Il l'a pris immédiatement. Immense bonheur. Une très belle rencontre avec Sarah Molina, une jeune éditrice portée par un enthousiasme fabuleux.

Travailler. Quotidiennement. C'est une nécessité. Pour entrer dans son histoire, vivre avec ses personnages, les connaître, s'émouvoir avec eux, les accompagner, le plus beau cadeau étant de rêver d'eux la nuit, de les voir, de les entendre. De ressentir leurs peines et leurs joies.
le roman est une forme écrite de la vie.

Je reste instituteur depuis mes vingt ans.

Amoureux des montagnes, passionné par l'écriture.

 

Bibliography

"Jusqu'au Bout " © Thierry Ledru

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur la couverture pour acheter le livre en français 2014

C’est une classe unique avec 8 enfants dont il va avoir la charge. Individu tourmenté, qui cherche à donner un sens à sa vie, il s’engage dans cette tâche avec une folle énergie. Mais il se heurte rapidement à l’autorité et à la violence de Miossec, un des parents d’élève qui semble entraîner tous les autres derrière lui. La relation privilégiée qu’il développe avec les enfants le stimule, mais une angoisse tenace le submerge rapidement. Il accepte mal la dictature imposée par les programmes scolaires, qui de son point de vue le prive trop souvent d’un lien affectif essentiel. Les périodes d’angoisse devant les responsabilités de son métier, ses difficultés à respecter ses certitudes, le harcèlement d’Anne, sa petite amie, et son incapacité à se libérer d’elle, ses difficultés relationnelles avec les parents, sa dépendance au cannabis, le souvenir de Marc, son ancien amant, tout cela le ronge. Les quelques moments de bonheur avec les enfants ne parviennent pas à adoucir la misère affective dans laquelle il sombre. Malmené par les événements qui vont s’enchaîner, et qui vont réveiller ses instincts les plus dangereux, Pierre ira jusqu’au bout de sa quête existentielle, entraînant avec lui les enfants.

" A coeur ouvert " .... 

Bonjour,

Voilà plusieurs jours que je travaillais à finaliser au mieux ce nouveau roman.
La société CARMAT va bientôt utiliser un coeur totalement artificiel pour les greffes. Le travail de toute une vie pour le professeur Carpentier.
Je m'interroge sur les effets psychologiques de cette implantation. "Le coeur a ses raisons que la raison ignore. " Et quand il n'y a plus de coeur d'origine humaine mais une machine, qu'en est-il?
Les effets de cette implantation vont être immenses, à un tel point que le personnage ne se reconnaît plus.
Il va explorer les tréfonds de son âme, cheminement bouleversant, dans la solitude.
Mais même si on survit à ce genre d'épreuve, d'autres peuvent survenir...read more 
A COEUR OUVERT  numeriklivres.com

Cliquez sur la couverture pour vous procurez ce roman

 

cliquez sur l'image pour vous procurer le livre numérique

 

 

Titre : à coeur ouvert

auteur : Thierry Ledru

Collection e-LIRE
 
ISBN : 978-2-89717-503-0
 
Genre : fiction, romance, connaissance de soi
 
Formats disponibles : ePub et Mobi (Kindle)

 

 

Les ouvrages de Thierry Ledru

"Vertiges" édité par la Fontaine de Siloé en 2004.

Vertiges*ThierryLedru

Leur cordée hétéroclite se joue des cimes les plus fières. Max, silhouette ascétique, âme tourmentée, grimpe en tête. Le bon géant Jonathan, regard rêveur posé sur les nuages ou les ruisseaux, le suit, admiratif et appliqué. Cette fois, ils s'attaquent à une première. Difficile. Trop difficile pour Jonathan ? Pourtant, ce n'est pas par lui qu'arrive le drame. Souffrances physiques insoutenables. Solitude terrifiante. Les situations extrêmes arrachent les masques. Dans le désespoir s'éclaire l'amitié qui unit Max, obsessionnelle ment affamé de verticalité et de vide, entre inspiration et folie, et son éternel second. Cependant un long et torturant chemin amène Jonathan à la rencontre de sa véritable personnalité : c'est une deuxième naissance. Plus profondément encore, détruit par un état d'épuisement total, il connaît la révélation d'une fusion absolue avec le monde. Haletant et lyrique, le roman de Thierry Ledru déroule une sorte de parcours initiatique surmontés les pièges, les gouffres abyssaux de la montagne et de l'esprit, la tentation de l'anéantissement, au bout de la douleur et des doutes résonne une parole d'espoir " Jonathan est mort, mais pas moi ", dit Jonathan

 

"Noirceur des cimes" édité par Altal éditions en 2007.

NoirceurdescimesThierryLedru

Ils sont quatre. Quatre hommes à tenter le sommet du K2, le mythique massif du Karakoram, à la frontière sino-pakistanaise. Redoutable ascension. L'engagement est total.
Sandra, la compagne de l’un d’entre eux les attend au camp de base. Venue pour écrire un essai philosophique sur la quête spirituelle, elle souhaite profiter de l'isolement et de l'absence de dispersion sociale pour ce concentrer.
Mais la réalité impose sa loi et les révélations s’enchaînent.
Illusions narcissiques, dérives égotiques, conditionnements aliénants… Rien ne résistera à l'épuration intime que les événements imposent. Les carapaces se déchirent, les âmes se dévoilent, les interrogations submergent les esprits tourmentés. En chacun, l’être réel finira par se révéler dans la noirceur des cimes.

 

"Jarwal le lutin", tome 1, sortie le 18 mai 2011 -12 euros chez Laura Mare Jeunesse éditions.

JarwallelutinthierryLedru

Marine (12 ans), Rémi (10 ans) et Léo (8 ans) sont trois enfants amoureux de la nature.

Marine, organisatrice et chef incontesté du trio est leur guide, celle qui connaît  les mystères de la forêt, les lieux enchantés, les chemins secrets, les légendes du monde.

Alors qu'ils sont partis tous les trois en montagne, Jarwal le lutin se présente à eux comme le Gardien du Livre du Petit Peuple. Il explique que les pages du Livre s'effacent sous le pouvoir maléfique du Progrès. Les enfants, fascinés et envoûtés par le monde moderne, ne lisent plus assez et les compagnons de vie de Jarwal tombent dans l'Oubli.

Le lutin doit trouver des êtres capables d'écouter puis de transmettre la mémoire du monde pour que ses compagnons reprennent vie, que l’équilibre avec l’énergie vitale soit rétabli, que l’amour de la Nature soit à la source des existences. Les trois enfants ont été désignés par le conseil des Sages comme les Elus parce qu’ils résistent aux illusions technologiques et qu’ils aiment la Terre.

Thierry Ledru espère par un conte faire passé un peu de philisophie auprès des enfants,

c'est le premier tome d'une série.

 

 

Literary critic

 

Vous nous proposez là un roman philosophique qui nous pousse à nous interroger, sur le sens de la vie, de l’amour, sur notre capacité à éveiller notre conscience, et en même temps vous construisez une intrigue romanesque très efficace pour nous mener au bout du roman, qu’on quitte en ayant envie de retourner très vite dans votre univers. Alors on a envie d’en savoir plus sur vous, sur votre écriture, pourquoi vous écrivez, comment, vos thèmes de prédilection : read more Propos recueillis par Anita Berchenko

 

Article de fond écrit par Thierry Ledru juin 2012

Avec le temps, les années à travailler avec les enfants, j’ai fini par comprendre que je n’avais aucun espoir à avoir au regard de l’énergie que je dépense avec eux. C’est totalement inutile. Ça ne m’appartient pas. Il y a beaucoup trop de paramètres qui entrent en compte et qui m’échappent totalement, et même si je maîtrisais 99 % de la situation, il y aurait une pression ingérable qui s’installerait si je désirais obtenir des résultats conséquents. Ce qui importe et qui m’appartient totalement, c’est que je m’applique à faire ce qui me semble juste. L’intention ne doit pas faire partie de ce travail au risque de tomber dans la désillusion. Mais ce n’est pas la réalité qui crée cette désillusion. C’est moi parce que la réalité ne correspondra pas à ce que j’espérais atteindre. Dès lors, je vais renforcer ma pression sur les élèves étant donné que cette désillusion me renvoie une image négative de moi-même. Le piège est redoutable. Cette pression, je vais la transmettre et les enfants la recevront et la transformeront inconsciemment en peur. Leurs résultats en seront impactés parce qu’ils seront figés par mes attentes.

Dans ce métier, il ne faut avoir aucune attente, aucun espoir, aucune intention. Il faut juste se contenter de faire ce qui semble juste, utile, efficace, judicieux.

Finalement, il faudrait avoir dans chaque classe une personne qui observe l’enseignant et qui travaille avec lui sur son propre vécu, qui l’aide à analyser son propre parcours, les raisons de son engagement dans ce métier, les traumatismes et ce qu’il cherche à apaiser en lui, la reconnaissance qu’il voudrait obtenir, la vision qu’il a de l’enfance au regard de l’enfant qu’il porte en lui… Mais les enseignants sont seuls et c’est donc un travail qu’il doivent mener dans leur solitude et en explorant leurs angoisses. On rejoint le travail nécessaire de l’inconscient si cher à C.G. Jung. La connaissance de soi consiste en un travail d’introspection permettant la compréhension de ce qui nous constitue. Car comment envisager de transmettre des connaissances alors que celui qui en est chargé ne sait pas ce qu’il porte ? read more Reflets du temps

 

Critique littéraire du premier roman " Vertige" de Thierry Ledru.

Max est petit, musclé, nerveux. C'est un grand grimpeur. Il n'a pour objectif que d'être le premier à gravir de nouvelles voies. Son compagnon de cordée, Jonathan, est un géant très costaud, mais il est ravi de suivre les traces de Max, qu'il admire profondément. Jonathan est un doux rêveur, très sensible à la beauté des paysages.

Ils partent ensemble pour une grande première sur une paroi éloignée de tout, genre face Sud du Mont Blanc. C'est dur, très dur, mais tout se passe bien, jusqu'à ce que... L'accident arrive, et Jonathan doit déployer des efforts immenses, inhumains, pour tenter de sauver son compagnon...

Le retour est un long calvaire, et son esprit vagabonde...

Très bien écrit. Un excellent roman.

 

Danmasse, lundi 14 janvier 2008. forum www.livres-montagne.com

  

Critique littéraire du second roman" Noirceur des cimes" chez Atal Editions 2007

Un commentaire de Marc Minoggio, 'un journaliste  réputé dans le milieu montagnard :

"Le titre est vraiment bien choisi, aucune tromperie: on est gâté concernant la noirceur. Obsédante, tellement elle est présente. Dans chaque mot, ligne, image, évoquée ou descriptive, elle nous trempe jusqu'aux os comme la pluie les Juillettistes à Chamonix. Le décor; côté jardin le K2, côté cour le camp de base; deux protagonistes: un alpiniste dans le jardin, sa compagne dans la cour; deux quêtes : une profondeur de soi et un sommet. Attente, angoisse, introspection, vent froid, harassement psycho-physique: ces éléments tourbillonnent sans relâche et font régner une ambiance en fin de compte très particulière dans ce roman. On se retrouve happé par la constance des tensions que vivent les protagonistes et face à leurs efforts pour surmonter tout ceci, il se génère un partage assez intense; on vit donc en lisant, même confortablement installé sous un palmier du sud pacifique, une expérience qui paraît très proche, dans l'état d'esprit, de celle qu'on peut tâter de la main et du crampon quand on s'engage dans une semblable expédition: résister, douter, s'accrocher, ne pas fléchir... j'ai apprécié, tout en ayant parfois douté du bien fondé de l'effort que je me voyais produire pour atteindre le but... Je vous le dis, on se croirait en grande course. Ou au camp de base." Marc Minoggio. Fédération française de la montagne et de l'escalade.

Daniel Masse, Marie Barillon (site 1001 livres)

 

 
 
"Noirceur des cimes...commentaire d'un lecteur .
 
Ce livre m'a happé à la bibliothèque municipale, mystérieusement mais... littéralement.
 
Je me pensais parti pour une aventure alpine, les mains déjà moites, le souffle court, le givre au bout du nez. Et puis... il s'est passé bien autre chose. Un récit d'aventure certes, un suspens tellement crédible parce qu'étayé par une vraie connaissance de la montagne, ça je m'y attendais mais, c'est sur le versant humain du récit que ce livre m'a profondément touché. La précision des caractères, la description minutieuse de l'état d'esprit des protagonistes, leurs motivations, leurs doutes, leurs prises de conscience parallèles à l'ascension, sont minutieusement, finement décrits. C'est aussi l'expérience d'un couple qui se croit à la fin d'une histoire, l'alternance de la vision masculine et féminine, intellectuelle et pragmatique. C'est encore une description sans compromis de ce qui empêche les individus d'être vraiment eux mêmes. C'est enfin, et peut-être surtout, une quête spirituelle, menée de manière spontanée, impromptue, violente et personnelle, laissant la porte ouverte à tellement de questions et de possibles... Je pense qu'on ne ressort pas le même de cette lecture, c'est une pierre de fondation pour une vraie recherche personnelle. Je l'ai conseillé à mon épouse qui l'a dévoré. Je l'ai acheté pour le relire et l'offrir... "Ma doué" comme disent les Bretons, comment ce livre n'est pas plus connu ? J'aimerais que ce mot, en toute humilité, donne envie à quelques lecteurs de se faire happer !"
© Jean-Michel Le 19/12/2011

 

 

Critique littéraire de Jarwal . Attente de la sortie du livre en mai 2011. 

 

 JARWAL LE LUTIN

Une grande lectrice de romans jeunesse (bibliothécaire de profession) à laquelle j'ai demandé son avis en mettant en ligne sur un forum le chapitre 2 du tome 1, la rencontre entre Jarwal et les trois enfants.

Beaucoup de bonheur pour moi.

Florine.

"tout d'abord je remarque que c'est la fille qui est la chef de file ça n'est pas pour me déplaire car c'est rare dans la littérature jeunesse ou les filles et femmes sont encore souvent vu comme timides et sans entrain... je t'avais dit que certains thèmes sont un peu redondants en littérature jeunesse notamment la lutte du bien contre le mal, mais ce qui est important aussi c'est que souvent ces théories véhicules des concepts et valeurs importantes pour l'enfant / l'ado... donc ensuite, tout dépend comment on se sert de ces thèmes et comment on fait ressortir ces valeurs, sans que ce soit trop moraliste... un bon roman (jeunesse) est un roman qui donne des pistes sans donner de véritable ligne de conduite : à l'enfant (l'ado) de construire et placer ces galons avec cela. Le fait d'un (ou plusieurs) enfants élus est du déjà vu) mais est essentiel pour que l'enfant puisse s'identifier au personnage principal... je me dis que peut-être que ton texte est autant adapté à des garçons qu'à des filles (ce qui n'est pas toujours le cas) -mais nous allons voir la suite je n'en suis qu'à l'intro- Présenter cela par le biais de l'histoire me parait un bon point pour toi, les enfants sont souvent passionnés d'histoire et ça permet aussi de leur donner des pistes pour leur culture générale qu’ils retiendront sans peine. Enfin ce qui me parait important c'est que outre certaines valeurs que tu vas certainement aborder, tu aborde aussi le thème de la transmission, des valeurs donc, des savoirs mais aussi d'une certaine part de rêve. J'entame donc le chapitre Le vocabulaire m'a l'air recherché... ("erratique", "miroitante", "éberlués") aussi tu utilise des images ("posé dans un écrin de pierres plates" ) ce qui ne peut à mon avis qu'ouvrir les jeunes à la lecture : ça n'est pas en se mettant à leur niveau qu'on les fait progresser ! ça non ! c'est à eux d'évoluer, ils en sont grandement capables. Donc j'apprécie ce point, car on lit encore trop de roman au style et au vocabulaire totalement plats... "Léo essayait de reconnaître un de ses copains sous un fabuleux déguisement. Rémi se demandait comment cet étrange individu avait pu apparaître aussi soudainement, sans qu’ils n’aient rien entendu." j'aime bien ce passage car je trouve que ça donne vie aux personnages, ça leur octroie une véritable indépendance et une prestance. Ils sont capables de se poser des questions et de chercher des réponses, ils ne sont pas naïfs... je ne sais pas si je me fais bien comprendre, en fait je trouve que ça leur donne une vrai consistance et un certain caractère. "-Beaucoup de choses sont possibles Marine. Sauf celles qu’on juge impossibles. Ce sont nos pensées qui construisent la réalité" j'aime bien cette phrase aussi, qui invite l'enfant à se questionner, c'est en somme une note philosophique (et la philosophie on est capable d'en faire à tout âge comme tu le sais ) La façon dont parle Jarwal le lutin me plait, elle est intrigante et invite à la réflexion (j’ai aimé l’exemple du grain de sel). De même que la notion de progrès. « Il ne s’agit pas d’abandonner le Progrès mais de savoir l’utiliser en toute conscience. » « Il faudrait que vous deveniez des porte-parole, que vous propagiez ces histoires » finalement c’est une histoire de conteurs ! au final : J’aime beaucoup cette histoire, c’est un roman que j’aimerai avoir dans la bibliothèque et que je conseillerai avec plaisir ! Au niveau de la forme : rien à redire, c’est fluide à lire, le vocabulaire est recherché. Au niveau du fond : cela implique de la réflexion, il y a une pointe de « suspense » qui donne envie d’en savoir plus, l’histoire renferme des valeurs importantes qui peuvent aider à se construire. Pour ton objectif « philosophique » je pense que ça doit être atteint sans problème vu cet extrait ! et c'est ce qui est plaisant, d'autant plus quand c'est mêlé à une histoire bien ficelée empreinte d'imaginaire. Vraiment je trouve cela très bon (c’est même bien mieux que certains ouvrages que j’ai pu lire à vrai dire) Ça me donne envie de lire tout le roman… surtout tiens moi au courant de son avancement. Le tome 1 est-il déjà édité ? si ou chez quel éditeur ? (tu peux me donner ces renseignements par mp si tu le veux) "Quel talent que de savoir écrire surtout ne t’arrête pas !

Translation

 

Biography of Thierry Ledru

 

I was born in Brittany (France) in 1962. Today I am married, we have three teenagers, and I am a teacher since I was 19 years. I live in Savoy in France.
I spent a BAC literature / philosophy and I 'm entered immediately  at the Normal School (IUFM today). At the time I lived in Brittany (France) but I was passionate about climbing and mountaineering and I wanted to live in the Alps.
My last two years of high school, I was very fortunate to have an extraordinary French teacher and a philosophy professor.

I loved to read and write, and gradually they allowed me to have a special relationship with them, trading extremely rewarding, not only from a cognitive point of view but also in human terms.
I wrote stories, they read the critics, encouraged me. They both said that one day I’d be edited.

Twenty-four years, I wrote a first novel. "Vertigo". A mountain story. I sent it to several publishers in Paris. Nobody wanted my book.
Some very painful personal experiences have prevented me from writing for many years.

After a very big glitch health, I stop working during six months. A very hard time, I took out "Vertigo" and I repeated. To held on. With everything that life had taught me.
The first editor contacted agreed. "Vertigo" had two regional literary prizes.
Must have suffered to learn to write? To leave without saying an acceptable writing, should be lowered into the depths of the soul?

From there, I threw myself headlong (lost to mind) in writing. It has been my therapy. Life still struck me with the hammer. I clung to my pen.

Another novel. "Darkness peaks”.

I worked for ten months, every day, every night, every moment of freedom on this story. A real addiction. I sent the manuscript to a publisher who had just moved to the area. He took it immediately. Immense happiness. It was a very good meeting with Sarah Molina, a young editor carried by a fabulous enthusiasm.

Daily work. It is a necessity. To enter in this history, living with theirs characters, know them, moved with them, accompany them, the greatest gift is to dream of them at night to see them, hear them, just to feel their sorrows and joys.
The novel is a written form of life.

I teach now during twenty years.

Loves the mountains, a passion for writing.

 

 

 

My first novel GIDDINESSES published in 2004 by the Fountain of SILOE Editions.

 

Rewarded by:

 

 

“The Feather of the hope” decreed by the Company of the Savoyard Authors.

“The Price of the Novel” to the festival of the book of mountain of the park of Queyras.

My second novel ”BLACKNESS OF the SUMMITS” published at ALTAL EDITIONS in 2007. 

 

 

 

 

 

My new novel “Jarwal the imp”, volume 1, left May 2011 at Laura Mare Editions 

Extract of book

Extrait de mon roman " jusqu'au bout " © Thierry Ledru
 
"JUSQU'AU BOUT"

Dans la soirée, il se plongea dans la lecture. Il était consterné de voir le retard général que l’école avait accumulé dans ses méthodes alors que depuis 1920, une femme avait découvert qu’il était tout à fait possible de travailler différemment. Pour les auteurs de ces ouvrages, notre système scolaire était le plus efficace pourvoyeur de cas « d’impuissance apprise. »

L’expérience du brochet l’effraya au plus haut point : Un chercheur avait plongé un brochet dans un aquarium divisé en deux parties par une vitre invisible pour le prédateur. De l’autre côté de la vitre, il avait placé un petit poisson. Lorsque le prédateur eut faim, il se précipita sur la petite proie et se heurta violemment à l’obstacle. Il revint à la charge et s’assomma de nouveau. Toutes ses tentatives s’avérèrent évidemment infructueuses. Il finit par abandonner et resta prostré, piteusement, dans son coin. Lorsque le chercheur retira la vitre, le brochet ne fit aucun essai pour manger le petit poisson. Il avait appris l’impuissance.

Le chercheur, après d’autres expériences du même type, avait défini exactement ce que ces termes impliquaient chez l’enfant. Lorsqu’il subissait plusieurs échecs consécutifs dans une matière ou dans plusieurs, l’enfant finissait par ne plus manifester le moindre désir de maîtriser la situation, il devenait incapable d’établir un lien entre ses actions et ses résultats et il pouvait même tomber dans un état dépressif.

Revoyant son comportement dans la classe, face à des programmes dictatoriaux, il eut beaucoup de mal à s’endormir, rongé par les doutes, assailli par des idées contradictoires, incapable de cerner la vérité et d’établir une attitude stable, construite, positive. Ce mot surtout lui tourna longtemps dans la tête. Donner à la classe une image essentiellement positive. Faire en sorte qu’aucun exercice ne soit perçu comme un échec certain. © thierry Ledru
 
 
 
Extrait de mon roman " à coeur ouvert " © Thierry Ledru.
 
Un infarctus. Le coeur de Paul Laskin se brise. À l'hôpital, il apprend qu'il est en sursis. Pas de greffon humain disponible, alors l'implantation d'un coeur artificiel lui est proposée. Un concentré de technologie, alimenté par une batterie électrique. Le suivi se fait par informatique, les informations collectées en direct sont analysées par les chirurgiens.
Paul n’a pas le choix. Il accepte l'opération. Il accepte d’être un cobaye.
Il n'est qu'au début du chemin. Des phénomènes incompréhensibles, une rupture totale, inexplicable, sa personnalité qui change du tout au tout, un questionnement qui prend forme. Et des craintes récurrentes. Une dépendance aussi à la source d’énergie constituée par les batteries de son coeur artificiel.
Mais malgré tout, un cheminement intérieur qui le mène vers la lumière, à la source de tout, au coeur du réel. Et l’amour comme un cadeau.
Un autre extrait ...
Une question qui le taraudait.
— Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que vous n’êtes pas concernée par les émotions ? 
— C’est une erreur. Les émotions qui me viennent de la terre me touchent immensément. Je les laisse s’étendre parce qu’elles sont neutres, gratuites, et que la Nature n’a aucune intention cachée. Celles de mes semblables ont une appartenance qui m’échappe, elles sont issues d’individus, avec leur histoire, leurs attentes, leurs fonctionnements. Et ce sont très souvent des fonctionnements inconscients. Si vous vous chargez d’émotions qui ne sont pas maîtrisées parce qu’elles émanent de personnalités endormies, vous sombrez dans leurs cauchemars ou dans leurs rêves, ce qui revient finalement au même. Vous dormez avec eux. Il m’a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Mais malgré tout, je dois avouer que votre apparition ne m’a pas laissée insensible. Loin de là. 
Elle le regarda fixement, avec un sourire léger au coin des yeux. 
— Pourquoi est-ce que j’ai ressenti le même trouble ?
— Parce qu’il n’y a pas de hasard. Et qu’il arrive parfois que les révélations l’emportent sur l’habitude. 
— Je ne comprends pas. 
— Nous vivons dans des schémas de pensées, des répétitions rassurantes sur lesquelles nous bâtissons l’identification qui nous convient et que les autres adoptent. C’est l’habitude. Un leitmotiv ronronnant. Tout ce qui porte atteinte à cette mélodie connue est considéré comme une agression, une atteinte à cette liberté que nous croyons posséder. Alors, nous renforçons les défenses. Accumulation de biens, accumulation de relations, accumulation de connaissances. Mais il n’y a aucune compréhension interne. Tout cela reste tourné vers l’environnement immédiat, une scène onirique. Personne n’est là, réellement. C’est un théâtre de marionnettes. La révélation du drame vient fermer le rideau, les acteurs disparaissent, le jeu s’arrête, le public a quitté la salle, les lumières se sont éteintes. Si les résistances sont suffisamment puissantes, l’individu concerné prend peur. Il appelle au secours, il crie, il hurle, il maudit la vie et ses épreuves. Mais si la rupture est totale, la porte s’ouvre. L’individu découvre une autre forme de perception. Il ne comprend rien, mais pourtant, tout tombe en lui comme dans un puits ouvert. Plus aucune résistance. À cœur ouvert. C’est ainsi que je nomme cet état...read more
 
 

Extrait du premier roman " Vertige" de Thierry Ledru.

"Il perçoit de temps en temps un mugissement lointain, semblable au souffle du vent dans les grandes bouées amarrées et que le marcheur attentif distingue parfois, comme la plainte tenace d'animaux titanesques. La montagne respire. Il en est sûr. Et les déplacements d'air que son grand corps occasionne s'étirent dans le silence de la nuit qui est un bourdonnement constant, si faible qu'on cesse de l'entendre dès qu'un flocon se pose. Mais lui, il l'entend bien. Il retient son souffle et écoute celui des montagnes. C'est splendide... Il écoute... Une fois qu'il a bien senti le rythme, il y calque sa respiration. Inspiration, expiration, doucement, sur le tempo de la Terre... Alors, en douceur, il se fond dans la masse. Il n'est plus là et pourtant il se voit. Il flotte au-dessus de son abri. Il monte et descend sur la houle qui respire. Maintenant, il ne se voit plus mais il se sent. Il ne voit pas le paysage, il le vit. Il s'est fondu dans un ailleurs, un autre moi, une enveloppe nouvelle, un univers illimité. Il ne comprend pas ce qui se passe mais il n'en est pas troublé. Il est au-dessus de lui, physiquement mais sans la sensation de son corps. Il est bouleversé par la misère apparente de son état et par la précarité de son refuge mais l'espace est si beau et le souffle des montagnes en lui est si doux que la plénitude l'envahit. A chaque inspiration, il se liquéfie dans le manteau neigeux, il se solidifie dans le grain de la pierre, il s'évapore dans les nuées glacées. Il n'est plus là et pourtant il perçoit son corps avec une acuité extraordinaire. Il est dans son corps qui est dans le corps de la montagne qui est lui... Il entend des sons graves, très bas, presque indistincts, une espèce de murmure répétitif, une mélopée inconnue. Il n'essaie pas de comprendre avec des mots. Tout est déjà en lui. Il entend la Terre. Oui, c'est ça. Il entend la Terre et il la comprend. Il sent étrangement que c'est normal puisqu'il respire en elle, qu'il est dans son souffle et que l'air le nourrit. Il sait qu'il ne regarde pas le monde mais qu'il en fait partie. Il n'est pas lui, il est le monde et le monde se constitue aussi de lui, il n'est pas une particule séparée du reste, il est l'ensemble, l'ensemble n'est pas divisible et pourtant il sait qu'il est multiple... Il n'a pas envie de redescendre. Il comprend tout ici mais ne pourrait rien en dire. Des galaxies entières s'engouffrent dans son être ouvert et rejoignent les particules étoilées qui le remplissent. Il perçoit l'énergie de ses cellules, électrisées par l'Univers qui le visite. Son étincelle n'a jamais été aussi lumineuse. Tout en lui est dans le Tout. Et le constitue...

Partage autour du roman "Noirceur des cimes"

 

Dans « Noirceur des cimes », la montagne n'est qu'un prétexte. L'histoire aurait pu se dérouler dans d'autres endroits mais la montagne a cette force de révéler les âmes. A mon sens, "Noirceur des cimes" n'est pas uniquement un livre d'alpinisme mais également un livre à visées philosophiques. Le mental et ses pensées anarchiques, le poids du passé, les traumatismes refoulés, les situations amoureuses lorsqu'elles sont chargées d'intentions, la quête spirituelle, la découverte de l'être réel, la divulgation de l'être social, les imbrications relationnelles qui conduisent l'individu à vivre des situations qui ne lui correspondent pas, la question de Dieu, les ressentis inexplicables..

Le drame, à mon sens, peut devenir un tremplin....le dépassement de soi.

"Noirceur des cimes" est aussi un livre sur l'Amour. L'Amour entre les individus et l'Amour pour la Nature. Mais de quel Amour s'agit-il ? L'Amour inconditionnel ou l'Amour intentionnel ?

Un livre sur l'accession à la liberté et donc sur la possibilité de vivre totalement l'Amour, d'être dans une dimension de conscience qui permet l'acceptation, l'agir dans le non agir.

Un livre sur la solitude et tout ce qu'elle apporte, l'esprit libéré de toutes entraves, notre connivence cellulaire avec l'Univers du Vivant, cette vibration essentielle, qui nous mène à une dimension spirituelle une sorte de béatitude qui ouvre les portes de l'esprit.

"Nous sommes comme des noix. Pour être découverts, nous avons besoin d'être brisés." Khalil Gibran. Peut-être est-ce là que le drame prend tout son sens.

Est-ce Dieu qui apparaît dans ces horizons mirifiques ?...

Luc et Sandra vivent ce voyage intérieur et cette osmose avec l'essentiel de la Vie.

Extrait du nouveau livre " Jarwal, le lutin"

à venir ...SYNOPSIS.

 

Marine (12 ans), Rémi (10 ans) et Léo (8 ans) sont trois enfants amoureux de la nature. Leurs parents les ont emmenés en montagne depuis leur plus jeune âge.

Marine, organisatrice et chef incontesté du trio est leur guide, celle qui connaît les mystères de la forêt, les lieux enchantés, les chemins secrets, les légendes du monde.

Sa chambre regorge de livres.

Alors qu'ils sont partis tous les trois en montagne, Jarwal le lutin se présente à eux comme le Gardien du Livre du Petit Peuple. Il explique que les pages du Livre s'effacent sous le pouvoir maléfique du Progrès. Les enfants, fascinés et envoûtés par le monde moderne, ne lisent plus assez et les compagnons de vie de Jarwal tombent dans l'Oubli. Le lutin doit trouver des êtres capables d'écouter puis de transmettre la mémoire du monde pour que ses compagnons reprennent vie, que l’équilibre avec l’énergie vitale soit rétabli, que l’amour de la Nature soit à la source des existences. Les trois enfants ont été désignés par le conseil des Sages comme les Elus parce qu’ils résistent aux illusions technologiques et qu’ils aiment la Terre.

Les trois enfants acceptent cette mission et écoutent la première histoire du Livre, celle dans laquelle apparaît Jackmor, un esprit manipulateur, la voie néfaste du Progrès. Jackmor se sert du talent des enfants et du savoir des livres pour accroître son pouvoir sur les hommes. Il emprisonne des enfants minutieusement choisis et vide leurs esprits.

Jarwal entre en lutte contre cette incarnation du Mal.

Il veut sauver les enfants. 

Cette première rencontre entre Jarwal et Jackmor a eu lieu en 1265. La vie de Jarwal est extensible, il vit dans l'esprit des hommes. Tout comme Jackmor… 

Ce personnage de Jarwal est né lorsque nos trois enfants étaient jeunes et que nous allions marcher en famille en montagne. Lorsque nous arrivions dans les bois, que le chemin commençait à monter dans les pentes, je racontais l’histoire de Jarwal. Il me parlait et j’étais le transmetteur.

Partir en montagne est donc devenu pour nos enfants un bonheur immense. Cette complicité avec Jarwal a duré six ans et puis Jarwal a disparu. Il devait partir raconter sa vie à d’autres enfants avec l’espoir que les nôtres n’oublieraient rien et se serviraient de ses leçons de vie. 

J’avais promis à nos trois enfants qu’un jour, j’écrirai tout ça. 

Il faut toujours tenir ses promesses.

Jarwall the Imp a été sélectionné pour le livre du mois de juin 2011 sur frenchwritersworldwide.com

 

 

Quotations

 

"Ne t'invente pas des armées d'ennemis pour excuser tes propres faiblesses."

 

L'ÉCRITURE.

Le 04/04/2010 à 10:07

 

"Lorsqu'on est pénétré de quelque grande vérité et qu'on la sent vivement, il ne faut pas craindre de la dire, quoique d'autres l'aient déjà dite. Toute pensée est neuve, quand l'auteur l'exprime d'une manière qui est à lui."

Vauvenargues.

 

Je viens de retrouver cette citation alors que je l'avais lue la première fois au lycée, en classe de Terminale. J'aimais écrire, j'en avais besoin. Mais j'étais toujours insatisfait, comme si justement je ne faisais que resservir avec une misérable cuillère une soupe cuite et recuite, collée au fond du plat et que je devais racler furieusement pour essayer d'y apporter une infime saveur...Une perpétuelle désillusion.

Je sais aujourd'hui que ce que j'écrivais, je ne l'éprouvais pas, je ne vivais rien mais je me croyais vivre à travers ces mots jetés comme autant de signes de reconnaissance. Je n'écrivais pas pour me comprendre mais pour exister aux yeux du monde, un besoin d'identification. L'art comme un diplôme scolaire, un joli papier à encadrer et que je porterais comme un étendard. Toujours ce fameux embrigadement existentiel en fait. Nous sommes élevés dans cette quête constante et effrénée de reconnaissance. Il n'y a rien d'intime dans cette démarche, dans cette soumission à l'autre, aucun amour pour soi mais une recherche de l'amour de l'autre. Et dès lors, il n'y a rien qu'un vide rempli de salissures. L'amour comme un palliatif à notre incomplétude et l'écriture comme un bouquet de fleurs, un cadeau enrubanné de paroles mensongères.

Dès lors qu'on écrit pour transmettre, il y a une intention, une pensée autre que cette vérité que l'on se doit d'explorer et de vivre. Et l'intention prend une telle importance, elle devient si obsessionnelle que le message lui-même s'y perd. C'est tout le problème des religions d'ailleurs. Les rituels sont devenus plus puissants et envahissants que la vie qu'elles honoraient à l'origine. L'art est une religion perdue dès lors qu'il a une intention si forte que le créateur s'y soumet.

Il ne s'agit pas de savoir si l'idée a déjà été malaxée mais de savoir s'il est possible qu'elle nous nourrisse, qu'elle ne soit pas les résidus d'un plat que l'on souhaiterait faire goûter...Nous ne serions sinon que des oisillons réclamant la becquée.

 

Un jour j'ai cessé de vouloir écrire. Et dès lors j'ai découvert ce que je portais. Et les mets que je transportais et que je n'avais jamais goûtés puisque je pensais que les nourritures des autres étaient infiniment plus délicates et que je me contentais de goûter leurs plats...Peut-être que ces saveurs sont agrémentées des lectures, des pensées, des réflexions, des cheminements des dizaines et dizaines d'auteurs que j'ai dévorés mais la différence essentielle entre aujourd'hui et cette époque révolue, c'est qu'aujourd'hui, j'écris pour moi, pour être ce que je dois devenir. Je bénis la vie qui m'a brisé, je bénis les épreuves qui m'ont arraché aux illusions intellectuelles, égotiques, aux errances durant lesquelles j'adorais mes oeillères.

 

"Ca écrit en moi."

Cette idée, une nuit, alors que les mots s'alignaient, j'écrivais "Une étrange lumière", trente-sept pages d'une traite, les heures avaient défilé, la fenêtre ouverte, assis tout nu sur mon fauteuil, j'avais chaud, si chaud, les mots comme des noyaux en fusion, dégorgeant des magmas insoumis, les doigts pianotant des mélopées enflammées, impossible de suspendre cet élan, ça écrivait en moi parce que j'étais en moi et non pas enfermé dans des réflexions intellectualisées, des citations tronquées, des vomis ravalés, j'étais là, pleinement, infiniment là, et les mots jaillissaient comme des connexions d'âmes, un haut débit jamais atteint, inespéré, et puis enfin cette certitude que la vie n'avait jamais été aussi réelle, que je n'avais jamais plongé aussi profondément en moi, que je n'avais jamais été capable d'aller chercher ainsi dans les strates les plus enfouies, les plus fossilisées, les vérités perdues.

 

Alors, oui, effectivement, peu m'importait la qualité des paroles, leurs enluminures, leurs intonations. Tout était là, pour moi, selon ma vérité intérieure.

Prize

Les Prix obtenus par Thierry Ledru

  "VERTIGES" roman 2004 Editions La fontaine de Siloé.

   Récompensé par:

   Prix de "La Plume de l'espoir" décernée par la Société des Auteurs Savoyards.

   "Le Prix du Roman" au festival du livre de montagne du parc du Queyras.

"Jarwal le Lutin "  Livre sélectionné pour le Livre du mois juin 2011.

 

E-mail de Thierry Ledru à frenchwritersworldwide.com 18/06/2011.
"Hello Cris ! Mille mercis !!
C'est superbe :)) j'ai mis le lien directement sur mon blog. Génial le mot croisé :))
Débordé de boulot ces jours-ci, il faut boucler les dossiers scolaires et je prépare les VTT pour le raid de l'été. D'ailleurs, youp, je file faire des courses :)
Bisous et à bientôt
Thierry"
 

 

 

Vidéos

 

Hommage à Jean Ferrat, un de nos poètes, décédé le 13 mars 2010.

Un homme qui comme Thierry Ledru avait tout quitté pour la montagne.

 

 

JavaScript is disabled!
To display this content, you need a JavaScript capable browser.

My Player

EmbedPodcastPopupize
Copy/paste this to add the player to your site!

Event

-
Page Translation
Loading translations… loading
Part works fan club
The unmissable series
Let you touch !
Newsflash

La valse d'un printemps

  La valse d'un printemps   de    Serge Lapis...

Read more

Festival d'Avignon 2011...Marcel Zang

TOUT UN PROGRAMME  18 juillet 2011   "La parole vien...

Read more

Live in the 2nd congres of Caribbean writers

For a happy Babel Lingua !  Live in the second Congress of the ...

Read more

The school of sincerity

Slam …The school of sincerity”Everyone can slam, it does not have ther...

Read more

Derrière la caméra, Un écrivain

  Writer behind the camera    Cherche sp...

Read more
Babel Chat

Abandon de la langue maternelle

  Le silence est devenu sa langue maternelle     &n...

Read more

Babel of Cherkaoui

    "MOTS" de Sidi Larbi CHERKAOUI   Sidi Larbi Cherkaoui et D...

Read more

Babel Baby

    Babel Baby         Apprentissage des langues de nos petits ...

Read more

Babel B. A.-Ba

            BABEL B.A.-B...

Read more
Social Bookmark
Facebook MySpace Twitter Digg Delicious Stumbleupon Google Bookmarks RSS Feed 
Find us on Facebook..
Voices of the world

Swiss literature

    Voix du monde   Littérature Suisse   &nb...

Read more

French Literature II

    Voix du monde   Littérature Française   ...

Read more

Algerian Literature ll

  Voix du monde   Littérature algérienne    ...

Read more

French Literature I

  Voix du monde   Littérature Française    ...

Read more

Afghan Literature II

Voix du monde Littérature afghane    ...

Read more
F.W. W mobilephone
News Feeds
Prev Next

Four Students Head To France To S…

The French hosts families take in two or three students, normally from ... and friendship rapidly develop with French being the “common language”.

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:1904 Flash

Read more

The case against Belgium

It's true that chocolate, beer, and french fries are all hard to hate. ... What's more, in the early 19th Century the French language was very widely ...

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:2074 Flash

Read more

French on the Web: Quebec Court L…

What next, he's going to say that English and other languages are actually equal to French? Surprisingly he has the very nerve to do so and argues ...

 - avatar 14 May 2014 Hits:1983 Flash

Read more

High school exam in Latvia: lowest score…

The score for the Russian language exam was 70.9%, up 6.75%, compared to ... The results for the French language exam show improvement as well ...

 - avatar 30 Jun 2014 Hits:1939 Flash

Read more

UC Santa Cruz students present foreign <…

Ellis, now a professor emeritus of French, is co-producing the 14th season of UCSC's International Playhouse, a free showcase of foreign language ...

 - avatar 14 May 2014 Hits:1936 Flash

Read more

Montreal to host French language

The meeting is part of David's action plan to protect and promote the French language 40 years after Robert Bourassa's Liberal government declared ...

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:1894 Flash

Read more

Language classes embark on Defens…

The level IV French, Mandarin, and Spanish classes and a few AP French students will be heading to the Monterey Bay to attend Language Day at the ...

 - avatar 14 May 2014 Hits:1953 Flash

Read more

The Most Common Languages Spoken …

As you'd probably guess, the second-most common language spoken in ... Spanish blankets the country except for two French areas: in a handful of ...

 - avatar 14 May 2014 Hits:2007 Flash

Read more

Canada and Quebec both stronger for embr…

This column is an abridged updated version of a French-language column that first appeared in L'actualité magazine. Earlier this month, Hébert ...

 - avatar 30 Jun 2014 Hits:1937 Flash

Read more

PLSD students place in National Frenc…

And that passion, particularly for the French language, helped them earn National Bronze Medals after completing the American Association of French ...

 - avatar 30 Jun 2014 Hits:1965 Flash

Read more