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Mélanie Talcott Profile Page
Mélanie Talcott
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6 years ago
2 years ago
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Mélanie Talcott
Carcassonne
France
-
...
L'Ombre du Regard... Etre, ne pas paraître

Biography

 Ma vie n’intéressant que moi, ma biographie en sera écourtée d’autant. En outre, l’exercice de la biographie résumée en quelques lignes s’apparente pour moi à l’injonction « vos papiers, s’il vous plait ». Après tout, le plus intéressant d’un bouquin est son contenu et non son contenant, bien que l’époque soit à l’étalage de la bien mal-nommée privacité !

Elle ressemble, je suppose, à celle de tout le monde..., sauf peut-être que j'ai beaucoup voyagé et posé parfois mes valises pour de longues périodes sous d'autres cieux.

J'ai toujours aimé lire et écrire, mais je n'ai pas toujours eu quelque chose à dire....

Je voudrais avoir mille vies en une, faire le tour du monde et aussi que le monde fasse le tour de moi. Tous les deux, on a tout de même fait un compromis. Un bout de chemin ensemble sur trois continents. Bref, des rencontres, des hommes, des femmes, des enfants, des pays, des rires, des larmes et beaucoup de livres…  

Auteur des MICROBES de DIEU (ed. L'Ombre du Regard), je ne vis ni à Gaza, ni en Somalie. Je ne connais de la guerre que le bruit télévisuel des bombes et de la mort, qu'une image figurée. La faim n'a jamais lâché sur moi ses loups. J'ignore son lent épuisement physique autant que mental, tout comme celui de la maladie qui vous ronge jusqu'à l'os. Je ne suis pas riche, mais je ne suis pas pauvre non plus, même s'il m'est arrivée de tirer le diable par la queue, comme l'on a coutume de dire. Par contre, au cours de mes voyages (de l'Europe jusqu'en Asie), j'ai vu la nudité de la pauvreté, celle qui se demande au crépuscule si l'aurore la trouvera encore vivante. J'ai une super famille, une que jamais aucun livre n'aurait pu me construire et aujourd'hui, je peux écrire parce que ma famille, mon clan, travaille et donc, me donne cette liberté. Cela aussi est un luxe. J'ai toujours bossé et pendant longtemps, j'ai exercé un métier dont je ne vous dirais rien, une écriture quotidienne du corps et de ses souffrances. Cela valait bien toutes les bibliothèques. Ce sont des choses en regard desquelles écrire est insignifiant. Confrontée à cela, la célébrité est toujours médiocre.

Je suis une nomade de la vie (que j'ai toujours détesté mettre en fiche anthropobiographique) et de l'écrit. 

Mélanie Talcott.

 

 

 

 

 

 

 

Bibliography

" Goodbye Gandhi "  12 mai 2015

Exit le Taj Mahal, le nirvana et autres foutaises pour touristes en mal d’imagination. C’est à une plongée plein pot dans la crudité de l’Inde à laquelle nous convie Mélanie Talcott. Sous couvert de l’enquête policière déclenchée par le meurtre d’une grande figure de l’humanitaire, l'auteur nous immerge dans une Inde moderne et moins attrayante que l'image classique que l'on en a : celle de la corruption ordinaire, de la violence, des meurtres, de la prostitution, de l’humanitaire travesti en tourisme sexuel. Un livre sans complaisance, mais d’une tendresse caustique et un excellent thriller.

 

Goodbye Gandhi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de Goodbye Gandhi : "Sa famille appartenait aux gens hors castes, la lie de la terre. Son père le lui avait assez souvent répété lorsqu’il était enfant. « Fils, tu ne dois jamais renier nos traditions ni contester l’autorité. Nous, les Harijan, nous ne sommes rien. Nous sommes les Dalits, les hommes brisés et impurs. Tout te sera refusé, les temples, les puits, les écoles et les soins. Tu devras aller pieds nus, te vêtir de haillons volés aux morts et emmener partout avec toi ta propre vaisselle. Rester debout quand les autres s’assiéront et effectuer les tâches les plus dégradantes. Tu devras accepter sans rien dire que ta mère, ta femme, ta sœur soit violée et supporter toutes les humiliations. Que l’on te coupe peut-être le nez ou les oreilles, que l’on te traîne nu dans la rue, que l’on incendie ta maison ou que l’on pende ton père et que l’on enterre vivant ton frère. C’est ainsi. De ce fait, jamais nous ne sommes responsables de la mauvaise utilisation qu’il est fait de nos compétences, voire de nos talents. Contente-toi d’obéir, mon fils, et tout ira bien. »" 

 

 

 

Vient de paraître avril 2014 aux Editions de l'ombre du regard...

ami de lautre rive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passage
Le bruit monotone du train
Qui sillonne ces champs où il n'y a personne,
Et où tu dansais ta vie...
La mort en sourdine comme une rhapsodie sanguine…
Cette page de tendresse
Dans l'invisible de tes détresses
Comme autant de chemins de traverse…
Viens, apaise tes chagrins,
La nuit toujours contient tous les matins

 

chroniques de l'ombre du regard 2011-2012

 

 

 

 

Chroniques de L'ombre du regard 

2011-2012.

ISBN : 979-10-90624-03-0© 2013.

Mélanie Talcott

Edition L’Ombre du Regard

194 pages 

13€ + frais de transport

 

 

Les phrases se dispersent, le papier absorbe l’encre, les mots s’étiolent ou déposent en nous leur limon. Il reste les livres écornés de tous nos oublis, ceux dont les pages ne nous ont jamais traversé ou ont frémi de nos justes énervements devant leur stupide médiocrité. Mais il y a ceux qui nous émeuvent, nous bouleversent, nous touchent et nous font un bien fou à tel point que l’on finit par se convaincre qu’ils n’ont été écrits que pour nous, des livres que l’on relit dans leur intégralité ou par bribes pour égayer nos coups de blues, des livres qui nous réconcilient avec le monde.© Mélanie Talcott .

 

En décembre 2012

Publication de

Alzheimer... Même toi, on t'oubliera,

 

Alzheimer melanie talcott

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Editions L'Ombre du Regard

 

 

 

 

« Transmettre est l’un de nos devoirs terrestres, un passage obligé, une porte entre les mondes. »

Norma a consacré une grande partie de sa vie à soigner les autres, jusqu’ au jour où elle bascule sans crier gare de l’autre côté du miroir. A son tour malade, victime d’Alzheimer, elle commence une nouvelle vie à l’autre bout du monde, volontairement coupée des siens. Léa est sa petite-fille. Longtemps, la jeune fille se posera des questions sur la disparition étrange de sa grand-mère. Il lui faudra attendre la fin de vie de son grand-père pour avoir enfin ses réponses. Le vieil homme lui remet à ce moment une longue lettre de Norma, adressée à Léa, écrite aux prémices de la maladie.

Entre les deux femmes se tisse alors une conversation spirituelle qui les rapproche et leur donne l’occasion de se découvrir l’une l’autre, de découvrir également certaines réalités de notre monde, par-delà la mort et la folie inhérente à Alzheimer.

 

 

En 2011

Publication des 

Microbes de Dieu,

Editions L'Ombre du Regard

frenchmicrobes

voir extract of book 

et d'une nouvelle - Goodbye Gandhi - aux Editions Jacques Flamant.

En décembre 2011

Publication d'un recueil de poèsie

" Je serais écrivain ...croassait la grenouille", Editions L'ombre du regard

jeseraiecrivain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant 1990 : deux ouvrages en français (reportage photos et textes).

 

Entre 2000 et 2005 : quatre ouvrages didactiques en espagnol,

autour d'une thématique spécifique.

Literary critic

Le corps de Monique Duchemin, une ancienne hippie devenue la mère Thérésa de Pondichéri, est retrouvée dans la rue, couchée sur un lit de fleurs selon les rives funéraires en cours dans le pays. Pourtant il apparaît très vite que Monique Duchemin a été assassinée par pendaison.
L’enquête est confiée à Vijay Ramalingam, un policier intègre par des supérieurs qui le sont beaucoup moins, et qui lui font comprendre que la conclusion devra être telle qu’elle ne fera aucun remous. Vijay a l’habitude de ces arrangements avec la vérité. La seule différence cette fois, c’est qu’il devra conduire l’enquête en compagnie de Léa, une Franco-Indienne avec un passé assez tourmenté aussi. Ni Vijay ni Léa ne ressortiront vraiment indemnes de cette enquête. Ce serait trop facile

Je dis que Goodbye Gandhi est un « bi-roman » car Mélanie Talcott, l’auteure, utilise un procédé narratif qui consiste à entremêler l’histoire de Léa au cours de l’enquête, et le dialogue interne de Monique Duchemin, la victime, pendant son calvaire, ainsi que ses efforts pour essayer d’échapper à son sort.
Bien sûr on apprendra petit à petit pourquoi cette bande de jeunes enfants pareils à ceux que Duchemin était censée protéger et aider l’ont kidnappée. Mais Duchemin était-elle vraiment la mère Thérésa de Pondichéry ? Comment, alors qu’elle aurait dû faire vœu de pauvreté, s’était-elle retrouvée à la tête de cette fortune ?

Tout n’est pas rose dans ce roman, loin de là, et le dénouement bien different de ce à quoi on pourrait s'attendre, mais c’est justement ce qu’on demande à un roman !

Robert Dorazi

*****

 
Dans la série des livres qui m'ont marquée, et pas qu'un peu, « Les Microbes de Dieu » arrivent sans conteste en haut de la liste, pour tout un tas de raisons allant du style au contenu, en passant par la personnalité de l'auteur : Mélanie Talcott.
 
Alors que dire de ce petit bijou d'ouvrage, si ce n'est que parmi les milliers de livres que j'ai pu lire durant ma vie, en bonne lectivore compulsive que je suis, il a trouvé sa place, dans ma bibliothèque, aux côtés de certains Garcia Marquez ou Yourcenar...
 
Oh... J'entends déjà certains penser tout haut des trucs du genre « si une nouvelle Yourcenar ou un nouveau Garcia Marquez existait, ça se saurait ! ».
Ah oui mais non. Justement, ça ne se sait pas. Hélas ! D'autant que Mélanie Talcott, dans le style d'expression, ne partage strictement rien avec la grande Marguerite ou le grand Gabriel, si ce n'est le talent. Immense... Et c'est en cela que je la mets au même rang.
 
Et son ouvrage, pour n'en dire que quelques mots sans en dévoiler trop, est donc un livre atypique et surprenant, portant notamment sur la femme et la féminité, sous-entendu cette part qui se trouve en chacun de nous, quel que soit le sexe.
Un livre sur les femmes, donc, mais pas seulement, très loin s'en faut. En réalité, tous les thèmes importants ou presque y sont abordés, de la Politique à la Spiritualité, de la Vie à la Mort, de la relation hommes/femmes en passant par l'enfance, par l'Éducation, par la Médecine, et par une étude minutieuse des microbes que nous sommes tous, avec analyse au microscope de nos tares et de nos vertus.

 

Le tout à la sauce romancée mais à peine, car finalement, tous les personnages ou quasiment existent ou ont existé, bien que maintenus dans l'anonymat par l'auteur.read more  © La Lyreuse.

 

L’imbécillité de nos grands hommes, aussi spirituels ou érudits soient-ils, est toujours un régal pour nos neurones de simples mortels. A les lire, à les écouter, on se sent soudainement moins con…
Honneur oblige, je commencerais par la lettre F et celle, sans doute, qui n’a jamais cessé de lever derrière elle, des torrents de sentences emplies de fatuité et sans doute source d’un priapisme intellectuel typiquement masculin…

Je veux parler bien sûr de la Femme. Et l'on voudrait que le monde change !

 

Un petit clin d’œil à tous ceux qui écrivent, qui parfois doutent, et cette envie de tout envoyer promener…Lettre P comme Perles littéraires...

De temps en temps, il souffle un vent frais dans nos esprits, un vent qui balaie d’un rire, l’admiration, parfois béate, que l’on porte tous à ces écrivains dont on se garde bien de remettre en cause le style et le talent. Et pourtant, ils ont également écrit de belles âneries.Jugez-en plutôt ! read more

 

A voir également Ce qu'ils écrivent... et Doucement les blés

critiquehervédupuy

"j'ai commencé ça. Livre gentiment dédicacé par la charmante Mélanie Talcott.

Et on peut dire que l'on prend un uppercut dès les premières pages ! "© hervé Dupuy.

 

LES MICROBES DE DIEU de MELANIE TALCOTT

par Marie BRÉTIGNY :

Oeuvre littéraire accomplie mais aussi roman provocateur et dérangeant qui nous bouscule dans nos certitudes et met à jour les rouages du système que nous avons créé,"Les microbes de Dieu" pointe la transgression des valeurs sur lesquelles nous avons construit notre monde.

Cette œuvre est l’aboutissement d’un travail titanesque d’une infinie richesse culturelle où se côtoient beauté et justesse d’analyse, lucidité et utopie.

« Les microbes de Dieu » est un livre intelligent, rebelle, décapant, doté d’une rare qualité d’écriture qui rend aux mots leur force et leur beauté, une plongée dans les profondeurs de l’âme humaine, un appel à la défense du monde, un hommage à la féminité et à l’amour de soi et des autres ; un grand livre, un grand écrivain … un roman-vie qui  mérite que vous lui consacriez quelques heures de lecture heureuse. read more .  2011

 

 

 

Translation

-

Extract of book

Alzheimer... Même toi... on t'oubliera

Extrait

 

Alzheimer… J’imagine ton effroi, ma petite fille, je sens la tension imperceptible qui tend ton dos, ton corps soudain arc-bouté sur un abîme, en chute libre sur le vertige, comme le fut hier mon esprit, enveloppé par la rude sonorité germanique de ce nom qui préfigure déjà une fin qui n’aura même pas la conscience d’en être une. Il y a des noms de maladies qui ouvrent des champs inexplorés de l’imaginaire. Alzheimer est l’un de ceux-là. Il n’a pas la platitude musicale du mot tuberculose qui évoque une grosseur sournoise qui vous suce de l’intérieur. Je n’ai jamais aimé les pathologies en ose… Arthrose, nécrose, psychose, lordose dont le préfixe indique la maladie non inflammatoire, la sécheresse jusqu'à la rupture, ou la déliquescence de la chronicité. D’ailleurs je n’ai jamais aimé non plus la dureté du préfixe ite qui désigne l’inflammation avec son cortège de turgescence, sa palette de rouge virant au violacé, l’alchimie silencieuse de la chaleur qui transmute le sang en vulgaire boudin. Phlébite, artérite, endocardite, vascu-lite, polyarthrite… Tous ces noms qui défont les corps de leurs mystères et les résument à un vulgaire puzzle mécanique, bon pour la réparation ou la casse. Il y en a tant d’autres que je n’aime pas non plus et dont pourtant j’ai dû débusquer l’alphabet dans le secret des corps. Des mots plus impudiques, presque humiliants, tant ils dénudent d’inavouables flux intimes ou de secrets excès chez tous ceux qui, le temps d’un diagnostic,en incarnent l’histoire parallèle. Diarrhée, leucorrhée, gonorrhée, constipation, cholestérol, diabète, syphilis, auxquels s’ajoutent les maladies de la honte, celles qui portent le nom de types peu reluisants comme la maladie de Wegener, nazi de la première heure et sans doute impliqué dans la sélection et la déportation des juifs du ghetto de Chelmno vers les chambres à gaz, ou la maladie de Leriche, du nom de celui qui, présidant le conseil de l’Ordre des médecins sous l’Occupation, fit la chasse minutieuse et excisée aux médecins étrangers et juifs.

Chaque génération semble avoir ses effrois pathologiques, le cancer pour celle de mes parents, le Sida pour la tienne, l’autisme pour celle de tes enfants et pour la mienne, entre les deux, Alzheimer, dont, rassure-toi, on ne peut affirmer pleinement aujourd’hui la transmission héréditaire. Ma mère en eût été sans doute déçue car depuis cinq générations, c’est une tradition que toutes les femmes du côté maternel meurent de démence sénile plus ou moins précoce. Si elle avait été encore de ce monde, elle m’aurait certainement regardée avec cet air coutumier, consterné et mouillé de ces reproches confus qu’elle a toujours eu à mon égard, et m’aurait fait sèchement remarquer, la main gauche bourgeoisement abandonnée sur le haut de sa poitrine, que je n’en faisais qu’à ma tête et jamais rien comme tout le monde.

Par chance, Alzheimer est aussi un prénom désuet, je mourrai donc d’Aloïs. C’est nettement moins martial que crever d’Alzheimer et certainement plus poétique, quoique si la vie m’avait laissé le choix de ses ironies, j’aurais spontanément préféré m’en remettre à Korsakov. Perdre la mémoire et, pour en masquer les lacunes, m’inventer toutes les vies que j’aurais aimé avoir avant de les oublier aussitôt. L’aventure aurait été plus palpitante, mais sans doute aussi plus épuisante et hasardeuse. L’imaginaire doit s’éreinter à se chercher sans cesse de nouvelles épopées. De plus, Korsakov a contre lui son prénom, Serguei, Serge, qui bien que vénéré pope en Russie, ne contient en lui-même que la figure servile d’un sergent ou d’un domestique. En outre, pour devenir un Korsakov, il faut être alcoolique et je ne le suis pas. Mais voir ma mémoire peu à peu se perdre et s’ouvrir peut-être sur des territoires neuronaux insoupçonnés entre les mains d’Aloïs, le Savant, le Sage, le Lettré ! Marcher dans l’ombre pas à pas derrière cet emblé-matique Ermite à la lampe. Parcourir une vie dans l’autre sens, fermer une à une les portes et revenir au point de départ, riche d’une expérience devenue inconsciente. Partir tel un nouveau-né flétri par les ans et renaître dans un autre monde où tout redevient peut-être furieusement conscient. La vie, après tout, m’offre un fabuleux parcours à contre-sens et à contre-courant.

On naît ridé, on meurt ridé…

grand-mère

Un extrait de : Alzheimer... Même toi on t'oubliera  

On naît ridé, on meurt ridé… Évidence percutante qui nous traverse tous à l’enfance à découvrir dans la géographie multiple des visages, l’existence du temps, sans pouvoir cependant le fixer dans l’espace. Pourquoi oublie-t-on si rapidement toutes les questions que l’on se pose enfant ? Toutes ces questions essentielles ? Pourquoi les étoiles brillent si elles sont éteintes ? Où vont nos rires et nos larmes ? Pourquoi les nuages ne tombent-ils pas ? Pourquoi doit-on vivre si, un jour, on doit cesser de vivre ? Pourquoi va-t-on au ciel si l’on va aussi au cimetière ? Où vont nos pensées une fois qu’on ne les pense plus ? Mais jamais ma grand-mère n’a bénéficié de cette insatiable curiosité. Pourquoi cet oubli par omission ? Cela vient-il de l’indifférence calculée qui nous lie aux êtres même les plus chers ? Il est vrai, moi la première, que l’on préfère s’affranchir du bonheur ardu à découvrir qui se cache derrière tous ceux dont l’état biologique nous délivre l’identité civile, père, mère, grands-parents… C’est tellement pratique, telle-ment facile. Elle a drôlement raison, cette grand-mère de l’au-delà : les cimetières sont pleins de vies non lues.

 

Les Microbes de Dieu

Extraits de deux chapitres

Framboises de culture et framboises sauvages

Pendant bien des étés, j’ai eu cet homme pour moi tout seul, et bien qu’il n’ait plus à régaler quotidiennement cinquante personnes, il avait toujours beaucoup à faire. C’était l’époque des confitures et des conserves. Du jardin au potager et du potager à sa tanière divine, il m’enseigna beaucoup. Un peu avant le lever du soleil, on partait tous les deux cueillir les fruits, ma main dans sa paluche, et dans l’autre un panier d’osier si grand que j’aurais pu m’asseoir dedans. Je me rappelle encore ce jour, celui des framboises qui donnèrent prétexte à une leçon de cuisine que je n’ai jamais oublié.

- Ecoute petit, me dit-il, - ce que je vais t’expliquer, peut s’appliquer à tout. Dieu est aussi un grand cuisinier. Tu vois ces framboises ? Ce sont des framboises de culture. Mais il en existe d’autres, des sauvages. Et cela fait toute la différence. Les premières sont nées de la volonté des hommes et les secondes, de celle de Dieu, pour le nommer ainsi. Ces dernières obéissent avec fluidité à chaque événement auquel elles sont confrontées, bref aux lois de Dame Nature, par exemple au temps mauvais qui écourte ou ralentit leur épanouissement, aux gelées printanières qui peuvent y mettre un point final, au manque de pluie qui les affament ou au trop plein de soleil qui les assoiffent. Dire qu’elles obéissent ne signifie pas qu’elles se soumettent, car cela supposerait qu’elles se différencient des autres plantes. Cela supposerait qu’elles se pensent en-dessus ou au-dessous des autres, attitude qui engendre bien des conflits et de vaines souffrances. Dire qu’elles obéissent signifie exactement qu’elles acceptent leur condition de framboises, sans faire de division entre le pourquoi et le comment des choses. A l’accepter, elles deviennent libres et vivent pleinement leur vie de framboises, à l’écoute de leur instinct et de leur innocence, comme tu le fais toi, mon enfant, quand tu suis ce que te dictes ton cœur et non ta raison.

 

Là-bas en Cappadoce

Les bracelets de Fatimé se mirent à tinter. Elle riait, parlait avec les mains, les bras, sa tête, avec son corps tout entier qui semblait danser ses paroles. Elle était noire comme la nuit, un turban vert pomme domptant difficilement sa tignasse ébouriffée. La petite bourgade africaine dont elle était le maire, devait ronronner sous la caresse de sa joie communicative.

- Tous les jours, Sasha, et nous le faisons tous, tu mets une chemise, un pantalon, des chaussures. Tu t’habilles pour cacher ta nudité, ton inté-riorité. Au fil du temps, et selon les circonstances, tu peux enfiler une chemise chrétienne, un pantalon bouddhiste, un tee-shirt taoïste, une montre agnostique, des chaussures philosophes. Tu peux même décider de porter un sac marxiste, parce c’est certain, la justice sociale est nécessaire. Dans ton armoire, que tu remplis sans cesse avec de nouvelles acquisitions, tu disposes à loisir, parfois avec opportunisme, d’une ample garde-robe qui dissimule l’authenticité de ce que tu es. Avec tous ces vêtements, tu sais que tu arriveras toujours à tirer quelque chose de toi et à donner le change. Mais si tu enlèves, bon gré mal gré, ta liquette de consommateur, ton jean de croyances, ta veste libérale ou tes chaussettes qui prient la science, si tu abandonnes tes certitudes et leurs indissociables préjugés, apparait alors un être nu. Dans toute sa crudité. Dans toute sa fragilité. Magdalena c’est cela : un état d’être le plus dénudé possible et cette nudité est la seule chose dans laquelle on désire investir.

Une Bonne Personne est cette nudité, cette innocence.

 

LesmicrobesdeDieu

 

 

ISBN : 979-10-90624-00-9

Auteur :

Mélanie Talcott

Edition :

L' Ombre du regard

Format :

152 x 240 - 522 pages

Prix : 17€50

(+4 € 20 frais de port France)

 

Commandez ! 

 achat en ligne L'ombre du regard

 

 

 

Quotations

"Ne croire que ce que l'on voit, c'est être aveugle". 

  © Mélanie Talcott

 
La littérature ne se confine pas à l’écrit. Elle est partout, dans le plus anodin comme dans le plus extraordinaire, dans l’abominable comme dans le sublime, bref là où nous respirons. Elle est dans la moindre parcelle de vie et son génie ou sa laideur dépend seulement du regard que nous posons sur elle. Qu’on la mette en mots ou en images, qu’on la plie à nos désirs, à nos amours ou à nos haines, qu’on la broie ou la protège, qu’on lui dédie des hymnes ou des requiems, elle sera toujours limitée à notre peau et à l’instant présent, à la fois fugace et éternel.

 

 " Ni bobo ni bien pensante ni de gauche ni de droite ou des extrêmes... Je pense comme je suis et suis comme je pense.Librement " (et la liberté a un sacré tarif !) © Mélanie Talcott. FB 2013

 

Prize

Livre sélectionné pour le livre du mois décembre 2011 : les microbes de Dieu

« Du bien être de Tous, dépend celui de chacun »

Ce qui fait le succès ou l'insuccès d'un livre !

Aujourd’hui, il semble que ce temps soit révolu. Tout comme les caméras digitales ont vulgarisé l’image jusqu’à faire croire à n’importe qui, capable d’appuyer sur un bouton, qu’il possédait le talent d’une Diane Arbus ou d’un Richard Avedon, le clavier de nos ordinateurs, branchés sur Internet, nous convainc que quiconque a quelque chose à dire, est un grand écrivain en germe ou à l’œuvre. Il faut dire que nous avons de bons maîtres, à savoir les grosses maisons d’édition françaises qui dictent à nos esprits ce qui est bon à consommer, oublieuses de préciser qu’appartenant souvent à des multinationales de l’écrit (pour la plupart des groupes éditoriaux étrangers), elles sont cotées en Bourse et donc sommées d’une croissance annuelle de 8%.
Aujourd’hui, un livre incarne donc avant tout un produit bien ficelé qui doit se vendre à des milliers d’exemplaires et faire un buzz, si possible international, dans l’esprit imberbe du lecteur, en général de sexe féminin. Il suffit donc de suivre la recette, quoiqu’il soit nécessaire d’en être capable, et d’un auteur à l’autre, pratiquer l’art interchangeable du copier-coller.

read more Ce qui fait le succès ou l'insuccès d'un livre...14 novembre 2011.

 

Vidéos

Extrait de "le Lire & le Dire" :

entretien de Mélanie TALCOTT

par Camille ARMAN & Jean-Claude CAILLETTE

/ RadioFPP / 14/06/2013

 

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Event

Le 04/12/2011 : Fête du Livre de Pyène à Montgaillard

 
La IXème Fête du livre de Pyrène aura lieu le dimanche 4 décembre 2011 sur le site des Forges de Pyrène à Montgailhard. Comme l’an dernier, la manifestation se déroulera dans le musée où chaque auteur bénéficiera d’une table devant les métiers exposés.

 

 

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Leading France wireless carrier SFR will roll out the over-the-air update to ... service Cortana, though it is unlikely to work with the French language.

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Host families needed for French s…

Host families needed for French students ... The student travel is made possible by Paris-based LEC (Language, Education, Culture). This story ...

 - avatar 30 Jun 2014 Hits:2249 Flash

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High school exam in Latvia: lowest score…

The score for the Russian language exam was 70.9%, up 6.75%, compared to ... The results for the French language exam show improvement as well ...

 - avatar 30 Jun 2014 Hits:2245 Flash

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French seek help over stolen Schu…

“Nobody has been identified as the author of these acts,” prosecutor Jean-Yves Coquillat is quoted as saying by French-language AFP.

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:2279 Flash

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The case against Belgium

It's true that chocolate, beer, and french fries are all hard to hate. ... What's more, in the early 19th Century the French language was very widely ...

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:2403 Flash

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Klinsmann Raises Language Issue W…

His primary language is French, not English, raising concern that he would be able to communicate with the Belgian players, but not the Americans.

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:2193 Flash

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2014 Cannes Film Festival preview

The 83-year-old filmmaker -- the most radical proponent of the French New Wave (and beyond) -- comes to ... View the French-language trailer: ...

 - avatar 14 May 2014 Hits:2408 Flash

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Four Students Head To France To S…

The French hosts families take in two or three students, normally from ... and friendship rapidly develop with French being the “common language”.

 - avatar 01 Jul 2014 Hits:2212 Flash

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French language

French Language News

Administrator - avatar Administrator 04 Mar 2014 Hits:2837 Flash

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